Vendredi dernier, c'était le gala de fin d'année de mon boulot. L'occasion pour moi, comme chaque année, de faire une nouvelle tenue, un peu sélect mais pas trop pour pouvoir être reportée facilement.

J'avais vu dans un de mes seuls magazines de référence mode (Fémina pour ne pas le nommer) que le prune grenat était à la mode.

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Avec ce beau tissu pure laine, brodé en bas, acheté il y 2 ans chez Grégoire (10 € le coupon d'1.50 m au lieu des 39 € le mètre affiché sur l'étiquette, on ne passe pas à côté de ça !), nul besoin d'en faire trop. Une robe toute simple ferait l'affaire pour peu qu'elle soit suffisamment seyante. La couleur réelle est plus foncée mais impossible de la restituer.

 C'est donc allégrement que je me suis lancée dans la confection de la robe du 8 livre référencé 5 chez les JCA'S (avec le col creusé de la 17). Je prends la taille maxi, ajoute 3 cm dans la hauteur pour que les pinces tombent au bon endroit et suis très satisfaite, après essayage fait qu'elles correspondent tout à fait. Une doublure ton sur ton en satin et une fermeture invisible soigneusement posée finissent de me combler.

Le soir S, ma môman arrive pour garder le trio, je me prépare, j'enfile la robe, et là : déception. Obnubilée par les pinces, je ne m'étais pas rendue compte que je ressemblais... à un sac. Où du moins, c'est ainsi que je me suis vue. Panique totale, je fais le tour du dressing, ça voltige dans tous les sens, ne trouve rien qui fasse l'affaire. Là, je me pose la question qui tue : "Tu préfères te sentir mal à l'aise toute la soirée ou bien tenter le tout pour le tout, sans garantie de résultat et arriver en retard d'1/2 heure ?" Comme moi, vous auriez choisi la 2ème solution, n'est-ce pas ? Me voilà donc, telle une petite main à 5 mn d'un défilé de haute-couture brandissant le patron d'origine, improvisant 2 belles pinces au dos et pédalant sur la machine. Conscient de la gravité du moment, l'entourage ne s'est pas approché de la tornade. Le coup de fer décisif, j'enfile et le miracle est là : les pinces tombent à la perfection. Jugez vous-même au delà de mon humble avis.

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Soirée réussie, retour au bercail, désenfilage de la robe... non ! Impossible de faire descendre la fermeture jusqu'en bas : elle s'est coincée dans la doublure. Je me hisse parvient à m'extraire, tente de réparer les dégâts en vain, et un trou dans la doublure en prime. A 2h du mat', vaut mieux essayer de gratter les quelques heures de sommeil avant le reveil de la petite dormeuse. Heureusement, avant de partir, ma maman la fée a réussi à sauver la fermeture. Tout est bien qui finit bien.