Lorsque j'ai commencé ce blog, en 2008, les tags fleurissaient gaiement sur la toile et je trouvais que c'était un bon moyen pour les bloggeuses ayant les mêmes centres d'intérêt de se connaitre.

La semaine dernière, c'est Tica qui m'a taguée sur le joli thème de la laine. 

1 – Quelle est ta laine préférée et pourquoi?

Le mot laine est pour moi un terme générique qui signifie "tout fil que se tricote". Je suis plus que jamais sensible à la souffrance animale et je trouve contre-nature de fabriquer des espèces qui ne peuvent vivre que par et pour l'homme. Aussi, je me tourne le plus souvent vers la fibre végétale et synthètique. D'autant diront que cela n'est pas très écologique, il faudra alors me prouver par A + B que l'élevage est un modèle d'écologie. Mais il m'arrive encore de me laisser tenter par ce genre de petite merveille (30% de mérino, c'est pas beaucoup !)

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2 – Combien de temps passes-tu à tricoter tous les jours ?

Beaucoup moins qu'avant que l'on m'offre une tablette numérique il y a 3 ans et je le déplore. Je dirais entre 1/4h et une heure. Mais aujourd'hui, c'est férié et il pleut. Je pense que je vais faire sa fête à la nouvelle pelotes accrochée à mon ouvrage en cours.

3 – Avec quelles aiguilles tricotes-tu le plus souvent?

J'ai une nette préférence pour les ouvrages fins mais avec l'âge, je me tourne plus volontiers vers le n° 5. Il y a quelques années les modèles pour adultes tricotés aux aiguilles n° 3,5 ne me faisaient pas peur, comme ce pull de Bergère de France tricoté en viscose Anny Blatt il y a près de 10 ans que j'avais oublié depuis ma dernière grossesse et que j'ai retrouvé en vidant mon dressing. Je le porte à nouveau après l'avoir remis en forme grâce à mon mannequin de couture :

4 – Actuellement, combien de pelotes dans ton stock de pelotes?

En ne comptant que les pelotes complètes, je dirais une cinquantaine. Mais s'il vous plait, arrêtez de me faire penser à l'un des points noirs de ma maison : l'armoire aux tissus et aux laines. Cette armoire a fini dans le garage faute de place et j'ai pour objectif de la vider un jour.

5 – Plutôt aiguilles circulaires ou 4 aiguilles ?

Incontestablement circulaires. J'ai déjà eu un peu de mal à me passer des aiguilles droites car ne plus avoir d'aiguille sous le bras me manquait. J'ai essayé les 4 aiguilles mais je ne trouve pas ça confortable.

6 – As-tu déjà créé tes patrons? si oui lesquels?

Oui ! Le gilet moucheté et le pull torsade entremêlée. Ma méthode consiste à prendre mes mesures et les convertir en maille, en ajoutant une petite fantaisie. Cela prend un temps infini.

7 – Quelle méthode liée aux arts de la laine aimerais-tu apprendre ?

Sans hésiter, le tissage pour faire de belles tentures colorées que l'on insère entre 2 vitres pour en faire des brise-vues. En fait, je n'en ai vu qu'une fois mais tisser avec un immense métier me semble une activité passionnante.

8 – Quel est le pire selon toi : un fil qui se dédouble ou se rendre compte que tu as fait une erreur dans ton tricot 20 rangs plus bas ?

Si je dois défaire 20 rangs, je vais pester 5 minutes et je vais oublier l'erreur aussitôt. Si le fil se dédouble, ça va m'énerver pendant tout l'ouvrage et je risque de l'abandonner tôt ou tard.

9 – Avec quel(s) fil(s) tricotes-tu en ce moment ?

Celui dont je présente la pelote coton/mérino ci-dessus. Je l'ai commandé sur Chouette kit. Il est infiniment doux et le gilet arrive bientôt sur ce blog...

10 – Quelle(s) marque(s) de laine(s) aimerais-tu tester ?

Plus qu'une marque, ce serait une matière qui ne se tricote pas habituellement : des lanières de vêtements recyclés, de la ficelle... Evidemment, il ne s'agirait pas de se réaliser une écharpe !

11 – Que penses-tu du tricot?

Là, je me permets de paraphraser Tica, tant nos idées sur la question sont proches :
"Je pense que c’est une philosophie de vie. On se pose, on souffle, on respire, mais on ne fait pas « rien » et même sûrement plus que quelqu’un qui tripote son téléphone, l’esprit est en éveil. Je pense que si tout le monde, oui tout le monde, imaginez le Président, ou votre voisine, votre collègue de bureau si pincée, ou la dame agressive dans la queue devant vous, tricotait, tout irait beaucoup mieux (sauf pour les moutons): on serait plus détendu, plus ancré dans le moment, et plus sensible (sensé?)". J'ajoute que si l'on apprend aux enfants (garçons et filles) à tricoter dès la maternelle dans les pays d'Europe du Nord qui pour moi sont un modèle au niveau éducatif et social, si on l'utilise comme activité de substitution dans les centres de désintoxication, ce n'est peut être pas un hasard.

Pour faire suivre, je tagguerai bien celles qui ont bien voulu me lire jusqu'à la fin si elles le veulent et qu'elles n'oublient surtout pas de me le dire ! Vive le tricot, vive le crochet et vive la couture !